Théorie de la méthode ZÉRO ENVIE DE FUMER

Cette méthode est complètement nouvelle et unique en son genre, et ce qui est nouveau, par manque d’habitude de voir le problème sous un autre angle, est moins facile à saisir que ce qui est déjà connu. 


Des causes créent le tabagisme, les mêmes causes mais contraires détruisent le tabagisme en créant le non tabagisme, c’est le principe de base de la méthode puisque la création a une cause et la destruction la même cause mais contraire dit Aristote, c’est logique et fait partie du sens commun, Aristote est le philosophe du sens commun disent certains commentateurs.   


Prenons un exemple, le marteau est la cause qui enfonce le clou, l’arrache-clou, contraire du marteau (certains marteaux ont les deux faces), est la cause contraire qui l’enlève, ce qui n’est pas contraire au marteau, un tournevis par exemple, ne peut l’enlever. Il faut donc identifier la cause du tabagisme, la marteau qui enfonce le clou du tabagisme, pour trouver la cause contraire, l’arrache-clou qui va l’enlever. 


Le paquet de cigarettes avec ses attributs, grande quantité de cigarettes à fumer en totalité et proximité permanente dans un sac ou une poche, est le marteau qui enfonce le clou du tabagisme (envie de fumer et fumer), le contraire du paquet, ne pas le fumer en totalité ou jeter des cigarettes et l’éloignement du paquet, la cause contraire, l’arrache-clou qui va l’enlever en totalité. Il ne faut rien ajouter, donc il ne faut pas s’imposer l’arrêt brutal, preuve que c’est bien le paquet qui crée le tabagisme car si ce n’est pas lui, le contraire du paquet ne suffira pas, il faudra ajouter l’arrêt brutal.


Si, comme c’est souvent dit, la nicotine est la cause du tabagisme, alors le contraire de la nicotine, le traitement à la nicotine avec diminution puis annulation de la dose, détruit le tabagisme (envie de fumer et fumer), il ne faut pas s’imposer l’arrêt brutal, or il faut s’imposer l’arrêt brutal sinon on continuera d’avoir envie de fumer et de fumer. Ce qui veut dire que le traitement est insuffisant, il faut ajouter l’arrêt brutal, preuve que la nicotine ne crée pas le tabagisme et que le traitement est comme un tournevis pour enlever un clou. 


L’arrêt brutal est directement contre fumer (on ne fume plus) mais indirectement, accessoirement ou par accident contre l’envie de fumer, il a donc peu de force contre l’envie de fumer. 


L’arrêt brutal est valable quand le tabagisme est peu enraciné, quelques semaines ou mois, c'est plutôt un arrêt net car il n'y a pas de rupture brutale, violente avec une pratique profondément enracinée qui demande à se perpétuer à vie, il aura assez de force pour annuler accessoirement une envie de fumer peu développée. 


L’arrêt brutal n’est plus valable quand le tabagisme est fortement enraciné par des années, lustres ou décennies de pratique tous les jours (15 cigarettes par jour font 10 000 cigarettes en moins de 2 ans), c’est alors une seconde nature quasi instinctive, presque aussi forte que la première nature, on doit fumer presque comme on doit respirer, manger, boire, dormir… 


L’envie est trop développée, trop puissante et la force de l’arrêt brutal contre l’envie trop faible, l’envie de fumer reste très puissante, est même fortement augmentée par l’interdiction de fumer à vie, nous le verrons pourquoi plus loin, et pousse fortement à la rechute (90 % à un an et plus ensuite). 


Le contraire du paquet de cigarettes est directement, essentiellement  contre l’envie de fumer et non accessoirement ou par accident, il a donc beaucoup de force et même la force maximum (jeter 19 ou 39 cigarettes   pour en fumer une seule), il peut détruire l’envie de fumer et fumer puisque sans envie on ne fume pas.

 
Chronologiquement, le fumeur a envie de fumer puis fume, donc en détruisant  d’abord l’envie, nécessairement on ne fume pas, l’effet est après la cause, la méthode est chronologique. 


Le tabagisme est profondément enraciné comme un chêne centenaire,   on est peu disposé pour arrêter car il demande à se perpétuer à vie. L’arrêt est alors comme un fruit vert et pour passer progressivement du fruit vert au fruit mûr il faut le déraciner peu à peu avec des moyens puissants, déraciner un chêne demande de grands moyens que ne demande pas le déracinement d’une fougère, bien sûr, il faut la volonté d’arrêter.  


L’arrêt brutal demande beaucoup de volonté d’un coup car on décide de ne plus fumer à vie, c’est une des raisons de la grande difficulté à prendre cette décision et de sa fragilité ensuite. La volonté étant plus naturellement adaptée à une progression qu’à l’effort brutal et violent.  


La volonté n’a pas besoin d’être grande au départ, un peu suffit pour jeter les premières cigarettes, une par paquet, ensuite elle se fortifiera presque automatiquement en jetant de plus en plus de cigarettes par paquet, avec le cumul des cigarettes jetées, et en fin de méthode, avec l’éloignement du tabac (être sans réserve de tabac), on ne s’interdit pas de fumer (nous le verrons en grand dans un sous chapitre), si une envie est irrésistible, il faut se déplacer pour acheter un paquet de cigarettes, en jeter une grande partie et fumer le reste. 


Ces actions sont comme des amendes que l’on s’impose à soi-même. Aristote qui m'a convaincu et a inspiré la méthode avec sa théorie de la création et destruction par les contraires, dit que si on s'amende avec les contraires, on finira par s'établir complètement dans l'état contraire, ici ne plus fumer, jeter du tabac et l'éloignement du tabac sont les contraires et amendes principales qui annulent l’envie.


Par exemple, la conséquence d'une amende pour mauvais stationnement n'est pas d'avoir plus envie de mal stationner, mais moins envie et plus envie de bien stationner, dix ou vingt amendes annulent complètement l'envie de mal stationner, bien que le véritable contraire soit la fourrière, il faut moins d’amendes. La différence avec le tabagisme est qu'il faut s'amender soi-même, aucune autorité ne les imposera. 


La conséquence de l’arrêt brutal est de ne plus acheter de tabac puisqu’on ne fume plus mais on a envie de fumer, c'est commencer la maison par le toit dit un proverbe, alors que la conséquence de cette méthode est l’envie nulle, dont la conséquence est de ne plus fumer et donc, finalement, de ne plus acheter de tabac, c'est l’ordre normal.  


La chaîne des causes et conséquences logiques n’existe pas avec l’arrêt brutal, c’est un raccourci qui brûle l’étape de l’envie de fumer nulle.