Théorie de la méthode  guidée par Aristote

Cette méthode est complètement nouvelle et unique en son genre, et ce qui est nouveau, par manque d’habitude de voir le problème sous un nouvel angle, est moins facile à saisir qu'un angle dont on connait déjà l'essentiel. 

 

Pour dissiper le doute et avoir une certitude, il faut voir tous les angles d'un problème, sinon on peut même connaitre la solution sans savoir que c'est la bonne dit Aristote,  c'est le comble. La méthode essaye de voir tous les angles, du moins un grand nombre  pour que le doute soit le plus faible possible.   


Commençons. Une cause crée le tabagisme, la même cause mais contraire détruit le tabagisme en créant le non tabagisme, c’est le principe de base de la méthode puisque la création a une cause et la destruction la même cause mais contraire dit Aristote, c’est logique et fait partie du sens commun, Aristote est le philosophe du sens commun disent certains commentateurs.

 

Le contraire est la différence maximum dit Aristote, comme le jour est la différence maximum avec la nuit, jour et nuit sont donc contraires, entre les deux contraires, il peut y avoir des intermédiaires comme l’aurore et le crépuscule. 


La différence est maximum entre fumer un paquet de cigarettes entier et ne pas le fumer en le jetant entier, les deux actions sont donc contraires, fumer 10 cigarettes d’un paquet de 20 cigarettes et en jeter 10 est l’intermédiaire du milieu ; entre avoir une réserve de cigarettes dans un sac ou une poche et ne pas avoir de réserve, un intermédiaire serait d’avoir une réserve d’une ou deux cigarettes à une demi-heure de marche obligatoire par exemple, mais nous n’utiliserons pas d’intermédiaire dans ce cas car ce n’est pas indispensable, c’est avec ou sans réserve, d’un contraire à l’autre. 

 

Comme la cause suffit pour créer, la cause contraire suffit pour détruire, il ne faut rien ajouter. Prenons un autre exemple de contraires plus adapté à l’explication, le marteau est la cause qui enfonce le clou, l’arrache-clou (lame épaisse fendue et recourbée, certains marteaux ont les deux faces), contraire du marteau, est la cause contraire qui l’enlève, il ne faut pas ajouter un outil pour enfoncer le clou ou l'enlever.

 

Il faut donc identifier la cause du tabagisme, le marteau qui enfonce le clou du tabagisme, pour trouver la cause contraire, l’arrache-clou qui va l’enlever.  Le marteau est le paquet de cigarettes, nous le verrons dans le chapitre suivant  et l’arrache clou, le contraire du paquet qui est l'objet de la méthode. 

 

Ce qui n’est pas contraire au marteau, un tournevis, par exemple, ne peut enlever le clou, il faut ajouter d’autres outils, une pince, une clé… c'est du bricolage. 

 

Si le paquet de cigarettes n’est pas la cause du tabagisme, alors le contraire du paquet est comme un tournevis, il ne peut détruire le tabagisme et il faut ajouter l’arrêt brutal, mais ce n’est pas le cas.   

 

Si, comme c’est souvent dit, la nicotine est la cause du tabagisme, alors le contraire de la nicotine, le traitement à la nicotine avec diminution puis annulation de la dose, détruit le tabagisme (envie de fumer et fumer) et il ne faut pas s’imposer l’arrêt brutal, or il faut s’imposer l’arrêt brutal sinon on continuera d’avoir envie de fumer et de fumer. Ce qui veut dire que le traitement est insuffisant, il faut ajouter l’arrêt brutal, preuve que la nicotine ne crée pas le tabagisme et que le traitement est comme un tournevis pour enlever un clou, nous le verrons en détail dans le chapitre suivant. 

 

De même pour les aides comme l'hypnose, le laser, l'acupuncture, le subliminal... elles n'ont pas créées le tabagisme (on n'a pas fait des séances d'hypnose, d'acupuncture... pour avoir envie de fumer et fumer) et ne peuvent le détruire par des séances contraires, contre l'envie de fumer, elles sont donc subordonnées à l’arrêt brutal. 


L’arrêt brutal est directement contre fumer (on ne fume plus) mais indirectement, accessoirement ou par accident contre l’envie de fumer, il a donc peu de force contre l’envie. 


L’arrêt brutal est valable quand le tabagisme est peu enraciné, quelques semaines ou mois, c'est plutôt un arrêt net car il n'y a pas de rupture brutale, violente avec une pratique profondément enracinée qui demande à se perpétuer à vie, il aura assez de force pour annuler accessoirement une envie de fumer peu développée. 


L’arrêt brutal n’est plus valable quand le tabagisme est fortement enraciné par des années, lustres ou décennies de pratique tous les jours (15 cigarettes par jour font 10 000 cigarettes en moins de 2 ans), c’est alors une seconde nature quasi instinctive, presque aussi forte que la première nature, on doit fumer presque comme on doit respirer, manger, boire, dormir… 


L’envie est trop développée, trop puissante et la force de l’arrêt brutal contre l’envie trop faible, l’envie de fumer reste très puissante, est même fortement augmentée par l’interdiction de fumer à vie, nous l'avons vu, et pousse fortement à la rechute (90 % à un an et plus ensuite). 


Le contraire du paquet de cigarettes est directement, essentiellement contre l’envie de fumer et non accessoirement ou par accident, il a donc beaucoup de force et même la force maximum (jeter 19 ou 39 cigarettes pour en fumer une seule), il détruit l’envie de fumer et fumer puisque sans envie on ne fume pas.


Le tabagisme est profondément enraciné comme un chêne centenaire, on est peu disposé pour arrêter car il demande à se perpétuer à vie. L’arrêt est alors comme un fruit vert et pour passer progressivement du fruit vert au fruit mûr il faut le déraciner peu à peu avec des moyens puissants, déraciner un chêne demande de grands moyens que ne demande pas le déracinement d’une fougère, bien sûr, il faut la volonté d’arrêter.  


L’arrêt brutal demande beaucoup de volonté d’un coup car on décide de ne plus fumer à vie, c’est une des raisons de la grande difficulté à prendre cette décision et de sa fragilité ensuite. La volonté étant plus naturellement adaptée à une progression qu’à l’effort brutal et violent.

 

La volonté n’a pas besoin d’être grande au départ, un peu suffit pour jeter les premières cigarettes, une par paquet, ensuite elle se fortifiera presque automatiquement en jetant de plus en plus de cigarettes par paquet et avec le cumul des cigarettes jetées, il suffira d’un coup de pouce pour prendre la décision d’être sans réserve de tabac.   


Ces actions sont comme des amendes que l’on s’impose à soi-même. Aristote dit que si on s'amende avec les contraires, on finira par s'établir complètement dans l'état contraire à moins d'un manque de temps, ici ne plus fumer, jeter du tabac et l'éloignement du tabac sont les contraires et amendes principales qui annulent l’envie.

 

Par exemple, la conséquence d'une amende pour mauvais stationnement n'est pas d'avoir plus envie de mal stationner, mais moins envie et plus envie de bien stationner, dix ou vingt amendes annulent complètement l'envie de mal stationner, bien que le véritable contraire soit la fourrière, il faut moins d’amendes. La différence avec le tabagisme est qu'il faut s'amender soi-même, aucune autorité ne les imposera. 


La conséquence de l’arrêt brutal est de ne plus acheter de tabac puisqu’on ne fume plus mais on a envie de fumer, c'est commencer la maison par le toit dit un proverbe, alors que la conséquence de cette méthode est l’envie nulle, dont la conséquence est de ne plus fumer et donc, finalement, de ne plus acheter de tabac, c'est l’ordre normal, on commence la maison "sans tabac" par les fondations.  


La chaîne des causes et conséquences logiques n’existe pas avec l’arrêt brutal, c’est un raccourci qui brûle l’étape de l’envie de fumer nulle. 

 

 

 

Le paquet de cigarettes est la cause du tabagisme

 

 

 

Chapitres en bas de page